Le 6 juillet 1989, c'était l'ouverture à Budapest du procès en réhabilitation des morts et des condamnés de 1956. Le ministère de la Justice Hongrois souhaite s'excuser auprès des nombreuses personnes condamnées lors de procès sommaires après 1956. Non seulement pour les 300 condamnés à mort, mais aussi pour les 15 000 autres personnes qui étaient passés dans des procès politiques (dont 12 000 ex-prisonniers politiques). Outre les excuses, on parle aussi de l'annulation des condamnations (et du casier judiciaire), et de compensations financières.

La partie publique du procès s'ouvre (et se ferme) le 6 juillet 1989. C'est un procès assez rapide : l'accusation et la défense sont d'accord, il n'y a pas de discussion. Les condamnés sont déclarés innocents, et réhabilités. Coïncidence, c'est le même jour, que Janos Kadar, l'autocrate qui avait dirigé la Hongrie de 1956 à 1988, finit par mourir d'une longue maladie. Il avait éjecté de la direction du parti en 1988, alors que la maladie lui faisait déjà perdre ses facultés.

Bibliographie :