Je sais que mes lecteurs en ont marre que je parle de la Masterisation (et moi-même...) En même temps, le dernier billet m'a valu deux liens dans des blogs prestigieux (mais je soupçonne que ça vienne plus des ENS que de la Masterisation).

Je fais juste un billet bref (pause dans la rédaction d'un dossier ANR...) :

Via je ne sais plus qui, je suis tombé sur le blog de Jean-Claude Brighelli, agrégé de lettres et auteur de "La Fabrique du Crétin" (Gawsewitch, 2005). Qui, dans un billet intitulé "de bien jolies réformes", nous raconte une réunion syndicale au ministère, où les conseillers du ministre expliquent le fonctionnement des réformes. On y apprend plus sur les buts de la réforme et sur sa mise en place qu'en lisant les circulaires officielles ou les sites web.

On y apprend aussi le nom du conseiller du ministre en charge de l'éducation, qui est maintenant en charge de cette réforme (il a été nommé le 1er juillet 2009, donc a priori ça n'est pas lui qui l'a montée). Ex-professeur de Prépa (Math Spé), Ex-président du jury de l'Agrégation, membre du jury de l'Agrégation (en Physique, puis en Chimie) pendant des années... Il est Inspecteur Général, il a été plusieurs fois chargé de mission auprès du Ministre de l'Éducation (que celui-ci s'appelle François Bayrou, Gilles de Robien ou Xavier Darcos).

Il a contribué plusieurs fois au débat public, notamment sur le rôle des prépas. Sa position se résume à : "les prépas, c'est bien, il faut juste inciter tout le monde à en faire".

Je pense que sa biographie vient complèter la note du 19 décembre : qui a le pouvoir au MEN ? Les Inspecteurs Généraux, pour la plus grande partie. Ce sont eux qui font appliquer les règles, qui guident les groupes de réflexion, qui communiquent... Pour qu'un Ministre ose aller contre les IGEN, il faudrait qu'il ait une très grande clairvoyance et une très grande volonté politique.

Et c'est là que le monde est petit, je trouve: je le connais un peu, puisque je l'ai eu comme professeur (en 1988-89, certes). Je retrouve une partie de son caractère de l'époque dans le compte-rendu de Brighelli, même 20 ans après.