Le même rapport sur l'emploi scientifique en France, dont on a déja parlé, donne une autre statistique impressionnante : la proportion d'enseignants-chercheurs (ou de chercheurs) dans chaque discipline.

Et, clairement, il y a deux groupes de disciplines (trois, à la limite). La Chimie, la Physique, les Sciences de la Vie et "Milieux Naturels et Univers" qui comptent plus de 40 % de chercheurs (plus de 50 % pour la biologie et les milieux naturels...). Et les autres : Mathématiques, Lettres, Sciences Humaines, Sciences Sociales, Médecine, qui comptent moins de 10 % de chercheurs (et donc 90 % d'enseignants-chercheurs). Sachant qu'on ne compte que les chercheurs des EPST.

J'avoue que je ne m'attendais pas à un tel déséquilibre. Je comprends mieux l'incompréhension entre les disciplines. Il est clair qu'on ne fonctionne pas de la même manière avec plus de 40 % de chercheurs et avec moins de 10 %.

Ah, au fait, le troisième groupe ? L'Informatique, avec 30 % de chercheurs...