L'association des géographes américains tenait cette semaine son congrès annuel à Washington, DC. Elle regroupe cette année plus de 7000 contributeurs, dont environ 2000-2500 géographes européens.

Lequels sont tous bloqués de ce côté-ci de l'Atlantique.

Une vraie étude de cas grandeur nature. Islande-Mondialisation, 1 partout. Je vous liste les réactions :

  • La solidarité interne : "vous êtes stranded ? Moi aussii. Vous avez des nouvelles ? Quel aéroport ferme ?" - version européenne, fellow stranded. "Vous voulez être logés chez nous à Syracuse, NYC, Syracuse, Nola... ?" - version américain compatissant.
  • La recherche d'information ("t'as vu la carte du nuage de la BBC ?") partout, suivies des échanges permanents d'informations et, avec, les rumeurs qui circulent "il paraît que Duschmoll a un vol pour mardi" "non ???" "Si" "Non."
  • Les rants : on va tous mourir, c'est la fin du monde, le début de 2012.
  • Des stratégies spatiales, des place-based coalitions des ceusses qui passent par Amsterdam ou par Roissy;
  • Les stratégies alternatives. Nous, nous visons le Queen Mary du 29 avril, avec spa. Mais il faut aller acheter des robes de bal. Ca tombe bien, c'est les soldes chez Macy's.

En attendant, nous, nous aussi organisons the first ever Stranded Geographers Party, demain soir !